Biosécurité aquatique : une stratégie nationale pour Madagascar



Antananarivo, 20 février 2017 

Les acteurs du domaine des ressources aquatiques et halieutiques, de la pêche, de l’environnement à Madagascar se réunissent pour deux jours (20 et 21 février 2017) dans le cadre d’un atelier national pour le développement d’une stratégie en matière de biosécurité aquatique. Grâce à l’initiative du Gouvernement par le biais de ses Ministères en charge des questions liées à l’agriculture, l’élevage, l’environnement, la pêche et les ressources halieutiques et aquacoles et de par le soutien du Fonds africain de solidarité (ASTF) à travers l’expertise technique de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cet atelier contribuera à la bonne gouvernance, au développement durable de l’aquaculture et à la protection des systèmes aquatiques naturels.

Une stratégie nationale en matière de biosécurité aquatique, de quoi il s’agit ?

Une Stratégie nationale pour la biosécurité aquatique est une stratégie générale mais exhaustive visant à renforcer la capacité de gestion de la biosécurité aquatique nationale et de la santé des animaux aquatiques. Il contient les plans d'action nationaux à court, moyen et long termes, utilisant une mise en œuvre progressive en fonction des besoins et priorités nationaux, et présente les programmes et projets qui aideront à élaborer une approche nationale de la gestion globale de la santé des animaux aquatiques. Il comprend également un plan de mise en œuvre qui identifie les activités qui doivent être accomplies par le gouvernement, les universités et le secteur privé. Ce document devrait être formellement adopté par le gouvernement national en tant que document de politique officielle.

Quel intérêt pour Madagascar ?

« Les récentes épidémies et pertes importantes survenues dans les installations d’élevage de crevettes à Madagascar dues au virus du syndrome des points blancs ont amené le Gouvernement à reconnaître la vulnérabilité du pays aux maladies des animaux aquatiques transfrontières » a affirmé Gilbert François, Ministre des Ressources Halieutiques et de la Pêche de Madagascar. L'élaboration d'une telle stratégie fournira au pays un plan d'action complet pour un programme clairement élaboré et convenu pour atteindre les objectifs nationaux de santé et de biosécurité des animaux aquatiques. L'élaboration de cette stratégie implique un vaste processus au cours duquel la capacité actuelle de santé des animaux aquatiques et les objectifs futurs sont évalués et les politiques, les priorités et les besoins sont identifiés. Il s'agit d'un processus itératif impliquant les Autorités nationales compétentes et une vaste consultation avec les principales parties prenantes d'autres organismes gouvernementaux, des milieux universitaires et du secteur privé. La planification stratégique nationale pour la santé des animaux aquatiques et la biosécurité est une mesure proactive. Sans une telle planification préalable, un pays ne peut réagir que de façon fragmentaire aux nouveaux développements du commerce international et à la situation mondiale en ce qui concerne les maladies animales transfrontalières, et ses secteurs de l'aquaculture et de la pêche resteront très vulnérables aux maladies qui peuvent affecter gravement la pêche de capture et la production aquacole, ce qui entraîne des impacts sociaux et économiques majeurs. De plus, « cette stratégie nationale en matière de biosécurité aquatique revêt une importance significative tant pour la sécurité sanitaire alimentaire pour la consommation locale que pour le commerce des produits au niveau international, et donc pour l’économie du pays » a tenu a souligné Patrice Talla, Représentant de la FAO à Madagascar, Comores, Maurice, Seychelles.

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Contact : Mme Volantiana Muriel Raharinaivo, Chargée de communications FAO, Volantiana.Raharinaivo@fao.org