Démarrage de la relance du Système d’alerte précoce (SAP) et des actions liées à la Matrice de suivi des déplacements (DTM) pour le Grand sud de Madagascar



Antananarivo, 7 juin 2107


Grâce au financement du Gouvernement japonais, à hauteur de 580.000 USD, un atelier de démarrage de la relance du Système d’alerte précoce (SAP) et des actions liées à la Matrice de suivi des déplacements (DTM) pour le Grand sud de Madagascar, a eu lieu ce jour à l’Hôtel IBIS, Antananarivo, en présence de Monsieur Venty Thierry, Secrétaire exécutif du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC), d’un Représentant de l’Ambassade du Japon à Madagascar et de Représentants des Agences du Système des Nations Unies.  

Cet atelier rentre dans le cadre d’un projet conjoint développé par le Système des Nations Unies (SNU), d’une durée de 12 mois, et financé par le Gouvernement japonais pour un budget total de 2,095 millions USD. Ledit projet sera lancé officiellement dans le Grand sud du pays ultérieurement. Il contribuera à la réponse aux effets d’El Nino dans cette partie du pays, aussi bien pour la phase humanitaire que pour celle du relèvement précoce. Le projet vise ainsi à renforcer les efforts du Gouvernement dans le cadre de cette réponse, à travers le BNGRC, et sera mis en œuvre conjointement par huit agences du SNU, à savoir l’OIM, l’OMS, l’UNOCHA, le PNUD, le PAM, l’UNFPA et l’UNICEF.  

Les entités publiques concernées, les donateurs et les acteurs humanitaires ont été également présents lors de l'atelier du 7 juin. C’est une opportunité pour démontrer, une fois de plus, la solidarité de la communauté humanitaire et sa volonté de travailler ensemble pour prévenir et faire face à la crise récurrente dans le Grand sud du pays.

Le SAP et le DTM, projet mis en œuvre par l’OIM, le PAM, le PNUD et l’UNOCHA, joueront des rôles particuliers et très complémentaires dans la détection précoce d’une éventuelle situation d’urgence humanitaire dans le Grand sud dans les années à venir.

Le SAP est un système d’alerte précoce, appelé à anticiper une réponse humanitaire appropriée et à temps aux populations exposées, alors que la DTM est un système de suivi des dynamiques de mobilités locales de la population, qui capture, traite et diffuse régulièrement et systématiquement les informations pour une meilleure compréhension de ces mouvements et de l'évolution des besoins de ces populations. Les informations fournies par les rapports DTM permettent à la fois d’orienter l'intervention des acteurs humanitaires et de fournir des sources importantes de données pour le SAP.

Dans le contexte de la sècheresse récurrente dans cette zone, prévenir et anticiper sont très cruciaux, et ce, compte tenu des impacts socio-économiques et des éventuelles pertes en vies humaines constatées ces dernières années et exacerbées par une intervention humanitaire tardive. En effet, ces impacts auraient pu être évités ou du moins atténués si des systèmes d’alerte adaptés avaient été mis en place et opérationnels.

La relance du SAP et la mise en place du DTM seront sous la tutelle du BNGRC. Leur opérationnalisation effective est attendue à partir de mars 2018.