Formation de gestionnaires de centres de documentation et d'information à Madagascar pour l'accès à l'information publique.



Antananarivo, 27 janvier 2017

L'UNESCO a organisé à Antananarivo, du 25 au 27 janvier 2017, un atelier de formation à l'intention des responsables des centres de documentation et d'information dans le cadre du projet « Institutions démocratiques intègres, crédibles et représentatives à Madagascar ».

Les centres de documentation et d'information de l’Administration publique jouent un rôle essentiel dans l'accès à l'information publique et la promotion du droit à l'information. Or, souvent, les responsables de ces centres n'ont pas les compétences nécessaires pour soutenir le rôle de ces institutions en fournissant des informations à jour et faciles à comprendre et à utiliser. Cet aspect était parmi les résultats d'une enquête menée par l'UNESCO en 2015 sur les centres de documentation et d'information dans le secteur public à Madagascar.

Pour répondre à ce besoin, l'UNESCO a organisé une formation de 27 responsables sur les normes de documentation et la gestion des centres de documentation et d'information. À la fin de l'atelier, les participants ont acquis des compétences pour gérer les cahiers de registre et pour organiser l'information en fonction des besoins des utilisateurs des centres de documentation et d'information. Des discussions ont également eu lieu sur les différentes structures des centres d'information et de documentation et sur leur influence sur la capacité de fournir des services au public. Le manque d'équipement, en particulier d'équipement TIC, est un problème commun dans les centres qui a été soulevé. Parmi les autres questions examinées figurent la sécurité des collections ainsi que la nécessité d'accroître la visibilité de ces centres de documentation et d'information. Les responsables de centres de documentation et d'information sont appelés à être innovants pour aborder ces questions.

Les participants à l'atelier ont également eu l'occasion de dialoguer avec M. Alim Garga, directeur du Centre de documentation et d'information de l'Assemblée nationale du Cameroun, qui a partagé ses expériences et son expertise en matière de documentation dans son pays. M. Garga a saisi cette occasion pour expliquer l'importance de la collaboration inter-centre internationale par le biais d'associations telles que l'Association africaine des bibliothèques et des institutions d'information (AFLIA) et la Fédération internationale des bibliothèques et institutions (IFLA). Ces associations oeuvrent à renforcer les capacités des centres de documentation et d'information en Afrique et à fournir des services dynamiques pour changer les modes de vie des citoyens et favoriser une approche inclusive de l'accès à l'information pour tous.

Suite à cet événement de trois jours, l'une des participantes, Mme Sylvia Ranaivo, directrice du Centre de documentation et d'information du ministère de l'Environnement, a exprimé sa gratitude aux organisateurs de la formation, qui lui a donné de la motivation et de la confiance pour améliorer les services du centre où elle travaille. Elle a ajouté, "la formation a été comme une lumière pour le secteur de la documentation, la première chose que je ferai à mon retour au centre sera d'initier mon équipe sur les processus de documentation. C’est sûr, cette formation a été utile, et j’ai envie qu’il y ait plus d’usagers de mon centre pour leur donner de l’accès à l’information, je travaillerai pour ".

La formation fait partie de la contribution de l'UNESCO au projet « Institutions démocratiques intègres, crédibles et représentatives à Madagascar », lancé en novembre 2016. Le projet est financé par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF) et vise à renforcer la confiance du public dans les institutions publiques en soutenant les institutions de redevabilité et la lutte contre la corruption. Il vise également à créer des espaces de dialogue entre les citoyens et les élus, ainsi que l'accès à l'information. Le projet est exécuté conjointement par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (OHCHR).