Une avancée dans l’accès universel à l’information pour Madagascar


Le 27 au 28 septembre 2016, des professionnels de l'information des ministères et d’institutions, des documentalistes ainsi que des représentants des médias et de la société civile se sont réunis pour la journée du 28 septembre. L'événement a été ouvert par le Président du Sénat M. Rakotomanana Honoré.

Le 28 septembre avait été déclaré en tant que la Journée internationale pour l'accès universel à l'information le 17 novembre 2015, suite à l'adoption d'une résolution (38C/70). L'accès universel à l'information, en harmonie avec le nouvel agenda de développement 2030, cible le point 16.10 des objectifs de développement durable (ODD) qui s’agit de favoriser l'accès à l'information et la protection des libertés fondamentales. De plus, l'accès universel à l'information est reconnu comme un élément crucial pour construire des sociétés du savoir. Le Président du Sénat a exprimé son soutien pour le concept réaffirmant que « la volonté de l'Etat et du parlement d’informer les citoyens des décisions qui les concernent est sans équivoque ».

Au cours de l'atelier, les participants ont travaillé sous forme de discussions de groupes pour créer un kit de plaidoyer pour l'accès universel à l'information à Madagascar.

Malgré l’existence de plusieurs bonnes pratiques dans la promotion de l'accès universel à l'information, il y reste un besoin de renforcement et de déploiement de ces mesures dans plusieurs établissements. Un certain nombre de nouvelles mesures ont également été suggéré pour rendre l'accès universel à l'information une réalité pour tous, tels que la finalisation du droit de l'information.

L'atelier a pris fin avec une formalisation d’objectifs pour chaque groupe, jugée digne de présenter pour le kit de plaidoyer. Ces objectifs comprenaient un appel à une infrastructure appropriée afin d’uniformiser les services pour l'accès à l'information, ainsi que l'allocation d’un budget suffisant pour opérationnaliser la charte malgache sur l'accès à l’information. Le développement des capacités des responsables de communication, bibliothécaires et documentalistes a également été jugé important ainsi que le développement de la mise en oeuvre d'un cadre de collaboration entre la société civile, les médias et les institutions publiques pour permettre la disposition et l’utilisation de l’information pour les intérêts du public.

« Au final, tous citoyens malgaches devraient être conscients de leur droit fondamental d'avoir accès à l'information, beaucoup d’entre eux ne sont même pas au courant de ça. Et non seulement doivent-ils pouvoir y accéder, mais ils devraient aussi pouvoir comprendre cette information, adaptée au niveau de compréhension du grand public », a partagé l'un des participants.